Non, le 9 février n’a pas coupé la Suisse de la mobilité européenne (Erasmus)

erasmusSuite à l’acceptation de l’initiative contre l’immigration de masse par le peuple et les cantons le 9 février 2014, l’Union européenne n’avait pas attendu pour agir. Illustrant un nouveau concept que l’on peut qualifier de punition préventive, la Commission avait écarté la Suisse de divers programmes européens, dont cela de mobilité européenne Erasmus.

Indignés, les militants euroturbos n’avaient alors pas mis en cause les méthodes tyranniques de l’Union et ne s’étaient pas offusqués du chantage exercé contre nos étudiants. Au contraire, ils s’étaient limités, par envie de revanche, à une critique en règle de l’Union démocratique du centre.

Les pires prédictions apocalyptiques avaient ensuite fait leur apparition dans la presse et dans les auditoires: les échanges ne seraient plus possibles, les étudiants seraient isolés en Suisse et n’auraient pas accès à la culture européenne. La réputation de nos Universités serait ruinée et nous perdrions notre capacité de formation.

Qu’en est-il en réalité? Pour le savoir, la Conseillère nationale Alice Glauser (UDC/VD) a déposé une interpellation lors de la dernière session parlementaire. Le Conseil fédéral y a récemment répondu.

Il apparaît que le nombre d’échanges n’a jamais été si haut qu’aujourd’hui. Les Suisses participent plus à la mobilité européenne que lorsque notre pays était associé directement au programme Erasmus+.

Concernant les dossiers refusés par des Hautes écoles de l’Union, le Conseil fédéral est très clair:

Une enquête menée auprès des hautes écoles suisses en été 2014 à la demande de la Confédération a cependant montré que les effets étaient globalement restés limités, car les étudiants concernés avaient pu dans la plupart des cas trouver une destination de remplacement.

S’il est vrai que la Suisse a quelques désavantages, notamment au niveau de l’influence sur les décisions, il est par contre intéressant de se concentrer sur les conséquences financières de l’exclusion de la Suisse du programme. Encore une fois, le Conseil fédéral donne raison aux prédictions de l’UDC:

Selon l’état des négociations au moment de leur suspension, une association complète aurait conduit à une augmentation des moyens nécessaires. La Commission européenne demandait à la Suisse, tout comme aux Etats membres de l’EEE, un montant fondé sur la part du PIB.

Résumons: les étudiants suisses sont plus mobiles que jamais et nous payons aujourd’hui moins que si les négociations n’avaient pas été suspendues. Le Conseil fédéral refuse à dessein de donner de chiffres, mais les estimations données par des politiciens alémaniques s’élèvent à plusieurs dizaines de millions de francs d’économies annuelles.

Les prédictions de la presse, les pleurs de la jeunesse socialiste et la volonté d’annulation d’un vote populaire répétée par une caste d’intellectuels autoproclamés ne changeront pas les faits. La Suisse ne doit plus se faire intimider par des pressions antidémocratiques. En se battant pour nos intérêts et notre souveraineté, nous nous en sortirons toujours.

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A propos Yohan Ziehli

Président JUDC Vaud, Conseiller communal à La Tour-de-Peilz
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