CF: le parti socialiste et les mathématiques

levrat matchL’UDC a obtenu le 18 octobre dernier le plus haut score historique d’un parti politique suisse lors d’une élection fédérale. Avec près de 30% des voix, le parti agrarien devance de très loin toutes les autres formations, le second parti ayant obtenu 18,8% (PS). Malgré cela, le président du parti rose tente d’imposer les règles du jeu à l’UDC pour l’élection de son deuxième conseiller fédéral. Le but étant bien entendu de pouvoir refuser d’élire les candidats officiels du parti en prétextant qu’ils ne remplissent pas les conditions établies. Quelle en est sa légitimité ?

Premièrement, le fait que l’UDC a droit à son second siège ne fait aucun doute. Elle occupe la place de première formation politique depuis… 1999. Depuis cette date, les raisons invoquées pour lui refuser son deuxième fauteuil ont été aussi diverses qu’opportunistes. En 1999, donc, c’est une manœuvre visant au remplacement des conseillers fédéraux PDC 6 mois avant les élections qui a été habilement utilisée afin de ne pas pouvoir les faire partir après un si court mandat.

En 2003, le succès de l’UDC fut tel qu’il n’était pas possible de lui refuser cette place. Cette parenthèse de raison ne dura cependant pas longtemps. Dès l’année suivante, le président du PS Hans-Jürg Fehr revendiqua… un troisième siège pour la gauche. Il invoquait une sous-représentation du PS et des Verts au Conseil fédéral, demandant l’élection d’un troisième d’entre eux. Problème ? Ces deux partis pesaient à eux deux moins de 31% des voix.
Selon une telle logique, ce n’est aujourd’hui pas du second siège UDC qu’il faudrait parler… mais bien du troisième.

Toujours selon les calculs faits par la direction du PS durant la législature 2003-2007, le PRD ne méritait en aucun cas de maintenir ses deux sièges. Le PRD pesait alors 17,3% des voix. En appliquant la même logique, il apparaît clairement aujourd’hui que le PS lui-même devrait prendre garde, n’étant plus loin de ce fameux score.

Revenons maintenant à des élections plus récentes. En 2011, le grand parti de gauche vota en faveur de la Conseillère fédérale représentante du PBD. Nouvelle situation, nouvel argument : on ne va pas évincer une ministre qui ne démissionne pas et travaille « bien ». C’était vite oublier qu’en vue des élections fédérales de 2007, le PS prévoyait de s’attaquer au siège d’Hans-Rudolph Merz, en place lui aussi depuis 4 ans seulement.

En 2011 toujours, la gauche refusa d’accorder à l’UDC son deuxième siège, rendant ridicule la comparaison des voix nécessaires pour obtenir un élu entre les différents partis : alors que 650’000 électeurs UDC n’étaient représentés que par un élu, 450’000 électeurs socialistes avaient deux représentants (donc 225’000 voix pour un siège) et les quelques 160’000 électeurs du PBD obtenaient une représentation d’un siège.

Les exemples sont encore nombreux (on pourrait citer le cas de leurs cousins verts, qui affirmaient déjà avoir droit à un siège au Conseil fédéral lorsque les sondages leur promettaient 9,5% des suffrages…) mais la conclusion s’impose d’elle-même. Le parti socialiste tente de justifier tant bien que mal son refus d’accepter le verdict des urnes : depuis 16 ans, le peuple suisse a choisi de porter l’UDC au rang de premier parti. Depuis 20 ans, il lui a octroyé une confiance claire traduite en progression quasi-continue de son électorat.

Le peuple démontre ainsi qu’il soutient suffisamment les thèses de l’UDC pour lui accorder deux Conseillers fédéraux. Et que ces Conseillers fédéraux n’ont pas à représenter une ligne molle et vide de sens comme le voudrait la gauche. Preuve en est le score historique obtenu en 2007, après 4 ans de mandat de Christoph Blocher. Il n’y a aujourd’hui qu’une chose à faire : écouter la population et accorder à l’UDC la représentation qu’elle mérite sans magouille ni condition intenable.

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A propos Yohan Ziehli

Président JUDC Vaud, Conseiller communal à La Tour-de-Peilz
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Un commentaire pour CF: le parti socialiste et les mathématiques

  1. gaspard dit :

    Bien dit, espérons que cette année sera la bonne pour l’UDC au CF

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