Bateaux de réfugiés en Méditerranée : la culpabilité des faux humanistes

bateau migrantsAu fil des mois qui passent, les tragédies qui se déroulent dans la Mer Méditerranée se multiplient et les victimes sont toujours plus nombreuses. Outre une grande tristesse pour ces situations personnelles dramatiques, les citoyens suisses ne savent plus quoi penser de cette immigration illégale, perdus entre l’angélisme de certains élus d’une part et la dureté excessive d’une fraction de la classe politique d’autre part.

Ce qui est particulièrement marquant est la pensée largement répandue selon laquelle il faudrait accepter un plus grand nombre de ces migrants par solidarité pour eux. Par amour pour eux. Cette pensée est le résultat d’un raisonnement non-abouti. Explications.

A première vue, refuser l’admission et les requêtes d’asile de ces personnes semble presque inhumain : on les condamnerait à une mort certaine au pire, à une vie de misère et de fuite dans le meilleur des cas. Il faudrait ainsi, entend-on, accepter toutes ces demandes et insérer ces personnes dans notre société.

Ce raisonnement est incomplet et faux pour plusieurs raisons.

Premièrement, seule une minorité des requérants obtient effectivement l’asile. La grande majorité ne remplit pas les conditions nécessaires (pas de réelle menace ou persécution dans le pays d’origine notamment). Par exemple, la proportion de réfugiés effectifs était de 15% en 2013 et, malgré une augmentation de 96%, se limitait à un quart des demandes en 2014. Pour certains pays en particulier, le nombre effectif de réfugiés n’est que de quelques pour-cents !

Cela signifie que, dans une grande majorité des cas, les requérants auront dépensé toutes leurs économies et leur énergie pour atteindre l’Europe, vivant une situation difficile de séparation de leur famille, et se verront refuser l’accès aux pays d’accueil après de longues années, ou tout du moins de longs mois, de procédures et de vie « en attente ».

Ensuite vient le problème du financement des réseaux mafieux. La traversée de la Mer Méditerranée est fort coûteuse et peut monter jusqu’à 7000 francs par personne. Les migrants sont dépouillés et payent, par exemple, près de 200 francs pour un simple gilet de sauvetage. Accepter de facto ces pratiques en recueillant tous les migrants qui arrivent en Europe implique de fermer les yeux et de laisser la voie libre à des sanguinaires mafias qui pourront continuer d’exploiter la misère de tant d’être humains. Ces mêmes mafias continueront ainsi de terroriser les clandestins et leurs familles en Europe et dans leur pays d’origine.

Ces mafias pourront continuer, via des campagnes de désinformation massive, de voler des milliers de personnes en leur faisant miroiter un « rêve européen » inatteignable, mettant ainsi leur vie en danger. Ces voyages peuvent aussi créer des traumatismes durables et laissent des marques indélébiles chez les femmes et hommes exploités par ce commerce morbide.

Et qu’en est-il des coûts pour la société et de la surcharge procédurale, indissociables à un flux incontrôlé tel qu’on le connaît actuellement ? Ces données ralentissent indubitablement le traitement des demandes et nuisent à la situation des vrais réfugiés. Les centaines de millions de francs engloutis annuellement dans ce travail ne pourront pas être reversés en aide aux victimes des conflits et situations qui nourrissent le commerce migratoire actuel. Chaque fois que l’on investit 1’000 francs en Suisse pour une procédure d’asile vouée à l’échec, ce sont 1’000 francs qui ne peuvent pas être effectivement investis pour l’aide en amont de ces mêmes personnes.

Oser prétendre qu’il est bénéfique d’accueillir de manière illimitée les requérants exploités par des puissantes mafias dès leur arrivée sur le territoire européen est au mieux une méconnaissance du sujet, au pire un acte de collaboration avec ce commerce de la misère et de la mort.

Quelles sont les implication concrètes pour ces gens ?

Concrètement, si ne serait-ce que la moitié de l’argent avalé dans les procédures coûteuses et néfastes vouées à l’échec dès le début était investi sur place, dans l’accueil des réfugiés au plus proche de leur lieu d’origine, leurs soins et leur formation, des résultats probants pourraient être observés.

Court-circuitant les réseaux mafieux et limitant leurs activités en Afrique et au Moyen-Orient, permettant aux requérants de demeurer dans un lieu culturellement plus proche, aidant à leur réinsertion facilitée dans la société une fois le conflit ou la situation dommageable limité dans leur pays d’origine, une telle solution s’avère être la seule approche humaine et raisonnable à ce problème. Elle serait en outre beaucoup moins coûteuse tant pour les migrants que pour les peuples européens.

Parallèlement, et en accord avec la tradition humanitaire de notre pays, l’accueil des vrais réfugiés, qui représentent une petite minorité des requérants, doit être garanti en Suisse.

Que signifie l’amour du prochain dans un tel cas ?

Qu’on agisse au nom de l’amour du prochain ou de la tradition humanitaire de la Suisse, une acceptation tacite de la situation actuelle n’est en aucun cas satisfaisante.

Clamer que c’est par amour du prochain que l’on perpétue la fuite de millions de personnes de leur pays d’origine, quittant de force leur famille, leurs proches et leur culture, est un non-sens. La majorité de ces gens ne veut pas d’un tel déracinement et ne le choisirait jamais en connaissant les véritables conséquences d’un tel choix.

Dire que c’est par tradition humanitaire que l’on accepte de faire perdre la main d’oeuvre la plus qualifiée des pays d’émigration est tout aussi incohérent : je souhaite que les pays africains, notamment, puissent se développer et que, dans un avenir proche, la migration massive et forcée vers l’Occident ne soit plus nécessaire. Un jour, tous ces jeunes qui fuient vers l’Europe seront nécessaire aux pays en voie de développement pour travailler chez eux et faire marcher l’économie de leur pays.

En conclusion, c’est bel et bien par amour des requérants d’asile en particulier et des êtres humains en général que je refuse de m’associer à l’angélisme ambiant et que je n’accepte pas de perpétuer le système actuel et immoral en recueillant inlassablement les victimes des mafias internationales.

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A propos Yohan Ziehli

Président JUDC Vaud, Conseiller communal à La Tour-de-Peilz
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2 commentaires pour Bateaux de réfugiés en Méditerranée : la culpabilité des faux humanistes

  1. jean-louis dit :

    Ces migrants sont des hypocrites finis. Ils appartiennent pour la plupart à une religion qui pourchasse les autres religions ou éradique les athées. Ils viennent là parce qu’il y a une dispute interne à leur religion en comptant sur la générosité et l’accueil de ceux qu’ils ont détestés. La moindre des choses serait qu’ils renient leur foi et reconnaissent leurs torts.
    Il serait aussi indispensable qu’ils s’engagent à retourner dans leur pays dès que cela sera possible. Sinon, pour notre culture, c’est un suicide.

  2. Le pédagogue dit :

    Le pédagogue :

    En ce début du mois de septembre 2015, la publication par le quotidien britannique « The Independent », de la photo de la dépouille d’un enfant mort en mer, comme des milliers d’autres personnes qui tentent, depuis un certain temps déjà, d’atteindre d’autres rivages, semble avoir provoqué « une certaine émotion », face à « l’afflux des migrants ».
    Depuis longtemps , bravant tous les dangers, des milliers de personnes, hommes, femmes, et enfants, fuyant les horreurs des pays d’origine, tentent d’arriver en Europe et d’y rester, en dépit de l’hostilité dont elles sont l’objet, et qui ne date pas d’aujourd’hui.
    Ce « processus migratoire » ne cesse de mettre en relief certaines conséquences des méfaits du système colonialo-impérialo-sioniste qui a semé, et qui sème encore, l’oppression partout.
    En arabe, les personnes qui prennent la mer pour atteindre l’Europe sont appelés « lhrraaga ».
    Les « brûleurs ».
    J’en ai déjà parlé, mais ce n’est pas la première fois que je reprends ce dont j’ai déjà palé.
    Ce sont généralement des personnes qui tentent, à bord d’embarcations de fortune, de quitter l’Afrique (et des pays situés ailleurs) pour atteindre l’Europe la forteresse), où ils sont considérés, lorsqu’ils y arrivent (ce qui n’est pas toujours le cas), comme « clandestins » (émigration clandestine).
    « Brûleurs » parce que avant de se lancer dans cette tentative d’atteindre des côtes européennes, ils brûlent tous les documents qui peuvent permettre de les identifier et donc de les expulser vers les pays de départ.
    Des pays où sévissent des régimes fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
    Avec ces régimes, pour les populations qui y subissent les horreurs, l’Afrique (ou des pays situés ailleurs) est un bagne, un continent où la merde gicle et dégouline de partout.
    Nauséabonde.
    L’esclavage a fait des ravages.
    Le colonialisme n’a rien épargné.
    Le système colonialo-impérialo-sioniste continue d’alimenter, d’entretenir et de répandre les ordures et la pourriture.
    Les régimes mis en place par ce système, sont tenus de tout mettre en œuvre afin de servir les intérêts de leurs employeurs.
    Ces employeurs, qui connaissent mieux que quiconque leurs employés et qui n’ignorent rien de leurs pratiques, savent qu’ils sont assoiffés de sang, d’argent et de vices, qu’ils sodomisent et massacrent des hommes, violent, méprisent, humilient et tuent des femmes, s’adonnent à la pédophilie et font disparaître des enfants.
    Ce qui a été appelé « l’indépendance dans l’interdépendance », « la révolution » ou la fin de l’apartheid, n’a pas débarrassé les « indigènes » de l’asservissement, des persécutions, de l’oppression, de l’exploitation, de l’arbitraire, des enfermements, des tortures, des humiliations, des vexations, des injustices et autres.
    Les criminels mis à la « tête » des « États » dits « indépendants » ont des comptes bancaires partout, des lingots d’or, des pierres précieuses, des bijoux de grande valeur, des fermes modèles, des haras, des propriétés immobilières sans nombre, des résidences dans les « grandes capitales » et au bord de « plages pour milliardaires », des palaces, des tableaux de peintres de renom, des cabarets, des boîtes de nuit, des salles de jeu, des restaurants, des voitures luxueuses, des avions, des bateaux.
    Ils affament et détruisent avec l’appui de leurs employeurs, investissent dans les lieux de la débauche, se font livrer par vols entiers des débauchés dits stars, artistes et autres, des alcools et des drogues à profusion, des mets pour « civilisés » que les « barbares » ne connaissent même pas de nom, raffolent de sexe sans frontières et de partouzes.
    Ils salissent et souillent tout, recourent à la dépravation, à la censure, aux usurpations, aux falsifications, aux trafics, aux trahisons, aux tromperies, aux tricheries, aux enlèvements, aux séquestrations, aux emprisonnements, aux supplices, aux liquidations, aux tueries, aux massacres et autres à des degrés inimaginables.
    Les « empires coloniaux » ont peut-être disparu, mais pas les effets du colonialisme.
    Le système colonialo-impérialo-sioniste a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
    Beaucoup parmi elles, rurales, se sont trouvées dans des faubourgs de villes nouvelles coloniales, contraintes de s’adapter à des modes de survie dans des bidonvilles.
    Ces populations ont connu la transplantation forcée dans leur pays d’origine, avant qu’elles ne soient poussées à le quitter parfois pour fournir la main d’œuvre, taillable et corvéable à merci, dont les métropoles avaient besoin.
    Le processus migratoire ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance, dépossédés, sans moyens, dans des sociétés industrialisées qui par de multiples mécanismes ont imposé et imposent leur domination.
    Les pays d’Afrique (et d’autres pays ailleurs) restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres « loisirs pour touristes », des dépotoirs multiples et variées et des décharges d’immondices.
    Ces pays sont dotés d’une armée et d’une police très opérationnelles pour les oppressions et les massacres des populations.
    À cet effet, le système colonialo-impérialo-sioniste leur vend les armes nécessaires et se charge de la formation.
    Ces armes sont vendues au prix fort par ce trafiquant, qui alimente, oriente, entretient et contrôle les conflits armés entre ses employés.
    Doté d’avions bombardiers des plus performants dans les exterminations, d’une flotte maritime pour les agressions, d’innombrables chars de carnage, de missiles, d’équipements militaires les plus récents, d’armements sophistiqués, d’armes nucléaires, le système colonialo-impérialo-sioniste répand la terreur.
    Dans ce domaine, une certaine « préséance » est reconnue à la France en Afrique, qu’elle continue de considérer comme sa « chose ».
    Depuis un certain temps, l’Europe ne veut plus que ces « hrraaga » émigrent pour atteindre « la forteresse ».
    Elle fait tout afin d’empêcher leur venue, mais ces « brûleurs » sont décidés à tout faire pour s’évader du bagne des pays d’origine.
    Ils n’ont rien à perdre.
    Ils continuent de mourir pour fuir ce qu’ils ne peuvent plus supporter.
    Afin de les contenir, l’Europe verse des sommes énormes à ses employés pour qu’ils usent de tous les moyens de rétention.
    Par ailleurs, en plus des possibilités illimitées de chaque État d’Europe, l’Union Européenne a mis en place une force (Frontex) avec des avions, des hélicoptères, des navires et autres, destinés à renforcer « la forteresse ».
    Mais rien n’arrête « lhrraga » :
    Ni les naufrages au large de l’île italienne de Lampedusa et ailleurs qui ont entraîné la mort de centaines de personnes, qui s’ajoutent aux milliers d’autres naufragés dans la mer contrôlée par cette Europe où ils rêvaient de survivre plus décemment que « chez eux ».
    Les criminels installés à la « tête » des « États » d’Afrique s’en foutent bien sûr.
    Complètement, et recourent au pire.
    Tout cela est noyé bien sûr.
    Les imposteurs, à l’œuvre depuis des lustres, ont toujours usé d’une diarrhée verbale pour camoufler leurs crimes.
    Des mots qui alimentent et entretiennent le faux.
    Gonflés d’orgueil et d’arrogance, ils répandent leur diarrhée.
    Ils donnent des leçons qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes.
    Sèment les tromperies et toutes les horreurs selon l’étable de leur loi (les tables de leur loi).
    Veulent imposer leur « Histoire », avec hache majuscule, pour décapiter la Vérité.
    Ils font semblant de « s’offusquer » des effets de ce dont ils sont la cause.
    Les coups les plus inimaginables sont montés.
    Les manipulations les plus incroyables sont pratiquées.
    Les mensonges les plus éhontés sont servis.
    Les hommes, les femmes et les enfants qui continuent d’arriver en Europe(et ailleurs), ne sont pas différends de ce qui a été décrit il y a des décennies :
    « Ils avaient le pas pesant, les bras ballants et la face effarée. Ceux qui s’arrêtaient pour les voir passer fermaient brusquement les yeux, en une minute de doute intense et subit, où l’origine et la fin conventionnelles de l’homme étaient vélocement révisées, les classifications des règnes et les métaphysiques mises à bas et échafaudées de nouveau comme un château de cartes sur leurs mêmes fondements et suivant la même systématique […] ils ouvraient les yeux : la faillite de la civilisation, sinon de l’humanité, qu’ils avaient vu défiler vêtue de fripes, ou, à tout le moins, des fripes emplies de néant » (Driss Chraïbi, Les Boucs, Paris, éditions Denoël, 1955, P. 26).

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