Autorisons la course automobile sur circuit en Suisse.

course motoLes courses automobiles sur circuits sont interdites en Suisse depuis l’accident terrible du Mans, en 1954. A cette époque, l’émotion qui a suivi cet événement a encouragé nos autorités à légiférer à ce sujet, se basant sur les problèmes de sécurité liés tant aux circuits qu’aux automobiles. Il faut noter à ce sujet que le circuit bernois de Bremgarten était déjà connu pour sa dangerosité.

L’argument de la sécurité

Le motif sécuritaire était pertinent à l’époque. Aujourd’hui, nous nous apprêtons à commémorer les 60 ans du tragique accident du Mans. Qui peut ignorer les progrès qui ont été accomplis depuis dans les domaines de la formation, de la technologie et de l’encadrement ? Des normes ont été prises dans le sens de la sécurité, tant au sujet des automobiles que des circuits, des tribunes pour spectateurs ou encore de l’intervention des secours.

Comme le rapportait il y a quelques années la commission  compétente du Conseil national, il n’est plus cohérent d’interdire la pratique des sports automobiles sur circuits tout en autorisant, parallèlement, les promenades en montagne, l’alpinisme et la natation, pratiques largement plus meurtrières dans notre pays.

Un non-sens écologique?

Il est souvent répété que les courses de voitures ou de motos sont néfastes pour l’écologie. Mais qu’en est-il du bilan écologique des milliers d’adeptes de ces sports qui doivent se déplacer à l’étranger pour s’entraîner, parcourant des distances considérables sur la route?

L’exportation de la pratique des sports sur circuits est en elle-même un non-sens écologique qui doit être rectifié.

Un autre argument qui est parfois relevé est qu’il serait désormais temps d’autoriser uniquement les courses de voitures électriques. Ce n’est pourtant pas une solution adaptée: s’il est légitime d’autoriser une course de Formule E (ce que je soutiens personnellement), ce n’est pas une alternative suffisante. A commencer par le fait que la plupart des gens qui pratiquent la course ne pourraient pas exercer leur activité et continueraient ainsi de partir à l’étranger.

Un impact économique important

Sans même parler des revenus que peuvent apporter les usagers futurs des circuits, il convient de rappeler que plus de 30’000 travailleurs sont actifs, en Suisse, dans l’industrie d’équipement pour automobiles et motos, dans 300 entreprises. La valeur ajoutée se montait, en 2011, à 16 milliards de francs.

La possibilité de pouvoir tester le matériel est essentielle pour cette branche d’activité. Cessons d’entraver son travail!

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, l’interdiction des courses automobiles sur circuit n’a plus lieu d’être. L’art 52 LCR doit être révisé dans ce sens. 

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A propos Yohan Ziehli

Président JUDC Vaud, Conseiller communal à La Tour-de-Peilz
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