Taxes et interdictions de vente d’alcool: trop, c’est trop.

ImageCes derniers temps, la question de la consommation d’alcool a beaucoup été liée à celle de l’insécurité. Les élus lausannois ont préparé plusieurs projets, dont certains ne sont malheureusement pas adaptés à la situation. Avec un peu de recul, analysons cette thématique.

Face à l’insécurité croissante, il faut des mesures efficaces. En effet, les citoyennes et citoyens suisses ont beau bénéficier de nombreux droits théoriques, ces derniers ne valent pas grand-chose du moment que l’on ne peut pas en disposer librement. Les personnes âgées notamment, qui ne peuvent plus sortir dans certains endroits le soir se voient amputé, partiellement, leur droit de libre circulation. Il en est de même des jeunes, honnêtes, qui sont parfois menacés lorsqu’ils décident de sortir le soir, entre amis, à cause d’individus nuisibles et dangereux.

Il faut donc agir, oui. Mais pas n’importe comment !

Parmi les mesures les plus inacceptables, je citerai l’interdiction de la vente de produits alcoolisés à partir d’une certaine heure et – surtout – l’augmentation de la taxe sur l’alcool. Deux mesures de punition collective qui s’attaquent à un vrai problème, mais de la mauvaise manière.

Augmenter les taxes des boissons alcoolisées accentuerait les inégalités sociales : les plus démunis devraient se rejeter sur des breuvages de moins bonne qualité – bien souvent plus néfaste. Et l’échec de la prévention du tabagisme par le moyen des taxes est la preuve que l’incidence sur la consommation serait minime. Cette mesure n’est qu’un nouvel impôt à peine déguisé.

Acceptons de reconnaître la responsabilité des individus vis-à-vis de leurs actes. Plutôt que d’instituer l’Etat comme entrave à la consommation personnelle d’alcool, laissons-lui sa mission de protéger la population en réprimant durement les délinquants ! Troquons les taxes inutiles contre des mesures punitives efficaces.

La base du problème de l’insécurité n’est pas le fait que les jeunes sortent, ce n’est pas non-plus le fait qu’ils boivent. La base du problème est la présence d’individus irresponsables, nuisibles, dangereux, qui doivent, seuls, être sanctionnés. L’absence de limite de notre société libérée n’est certainement pas totalement étrangère aux manquements dans ce domaine.

L’autre mesure proposée, l’interdiction de la vente à partir d’une certaine heure, est également néfaste. Il faudrait donc accepter que les soirées en amis ne puissent plus avoir lieu de manière spontanée et imprévue ; il serait donc obligé de tout planifier à l’avance, cédant ainsi une liberté fondamentale des citoyennes et citoyens. La liberté de se réunir à l’improviste, et de consommer en personnes responsables les aliments de notre choix. La liberté de vivre ses temps libres au jour le jour.

Le vin fait partie de la culture vaudoise, la consommation raisonnable d’alcool n’est pas néfaste pour la santé, et de nombreux emplois sont impliqués dans la production de boissons alcoolisées. Ne nous attaquons pas à tous les consommateurs et producteurs d’alcool, au moyen d’interdictions ou de taxes, alors que c’est bien les individus fautifs qu’il faut punir avec la plus grande sévérité.

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A propos Yohan Ziehli

Président JUDC Vaud, Conseiller communal à La Tour-de-Peilz
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